Eviter les contre-performances

Thémacycle : Récupération
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La fatigue limite la durée et l'intensité de l'effort: cyclistes et vététistes doivent donc savoir, par eux-mêmes, en déceler les premiers symptômes afin de ralentir ou de s'arrêter à temps. Déceler les signes de fatigue, éviter les erreurs les plus fréquentes, et appliquer quelques remèdes.

Quelle fatigue ?

La fatigue limite la durée et l'intensité de l'effort: cyclistes et vététistes doivent donc savoir, par eux-mêmes, en déceler les premiers symptômes afin de ralentir ou de s'arrêter à temps.
Trois types de fatigue
- La fatigue physiologique due à l'exercice physique avec apparition de légères courbatures, somnolence, perte de poids compensée au bout de deux ou trois jours; elle disparaît avec l'arrêt de l'effort et un repos normal.
- La fatigue due au surentraînement avec perte anormale de poids, accélération du pouls, vertiges (hypotension), anémie dans le sang, manque d'appétit, insomnie... Deux ou trois entraînements de trop suffisent à la causer.
- La fatigue due à des causes extérieures au cyclisme (maladie, foyer infectieux dans les dents ou amygdales, etc.). Le remède est d'ordre médical: consultez votre médecin du sport ou un généraliste.

Fatigue !Mais ne confondez pas fatigue profonde avec lassitude normale après une journée dans un bureau: au lieu de vous affaler sur un fauteuil ou un lit, pédalez, nagez, trottinez, respirez, transpirez, vous reviendrez en pleine forme !

Le coup de pompe en fin de matinée ou en milieu d'après-midi est géné­ralement dû à une hypoglycémie, mais ne correspond pas forcément à une véritable fatigue.

Autres indices de fatigue : pâleur du visage, traits tirés, langue chargée, sueurs froides, frissons, crampes, vomissements, un soudain manque d'intérêt pour le sport.
Dans tous les cas, consultez votre médecin, sous peine de vous voir accusé d'exercice inexpérimenté de la médecine.

Les erreurs les plus fréquentes

- En rajouter quand on se sent en bonne forme
- Une sortie en vélo éprouvante dès le lendemain ou surlendemain d'une compétition ou d'un brevet: le repos fait partie de l'entraînement !
-15 ou 20 km de trop lors d'un entraînement.
- Du fractionné trop fréquent, sans un ou deux jours de récupération, ou du fractionné trop intense.
- La transformation de certains entraînements en véritables courses contre- la-montre ou compétitions entre copains. (Ce qui n'a rien à voir avec les tests chronométrés à allure de compétition que nous conseillons par ailleurs, à condition de ne pas en abuser).
- La non prise en compte des activités professionnelles (avec les temps passés en transport) et familiales dans le programme sportif.
- La reprise trop précoce après maladie (même une petite grippe), opération ou accident.

Les remèdes

- Alterner période d'entraînement soutenu voire intense avec période de repos (faites du jus) : pas de sorties dures l'une à la suite de l'autre.
- Vous entraîner selon une progression intelligente, par paliers de plus en plus durs, mais à condition d'avoir « digéré » les entraînements précédents.
- Aménager les emplois du temps afin que chaque activité ne déborde pas sur l'autre.
- Établir un programme raisonnable de compétitions, brevets, rallyes: certaines fins de semaine, pas d'épreuve, seulement une petite sortie, pour respirer, transpirer, vous délasser. Pour les cyclosportifs notamment, pas plus de deux « cyclosportives » de longue distance par mois.
- Rouler de préférence le matin ou en milieu de journée afin de sécréter les fameuses endorphines qui vous mettront en forme (et de bonne humeur !).
- Éviter la saturation physique et mentale en délaissant certains jours le vélo pour un autre sport, outre des étirements appropriés.
- Arriver le jour de la compétition plutôt sous-entraîné que surentraîné : dans le premier cas, vous ferez toujours quelque chose en vous accrochant, en puisant dans votre acquis foncier.
- Effectuer de petites siestes en cours de journée.
- Ne jamais oublier les étirements quotidiens.
- Vous faire masser par un kiné après une épreuve ou tout entraînement difficile.
- Surveiller la qualité de votre sang et l'acidose.
- Sur prescription médicale uniquement, prendre un antiasthénique (un remontant) efficace et non dopant.
- Vérifier votre tension.

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