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Par exemple, le poids idéal de Lorentz s'établit à 83 kg pour 1,74 m ; les cyclistes de haut niveau qui font cette taille pèsent 3 à 5 kg de moins. Le poids de forme correspond à une autre réalité et la connaissance du taux de masse grasse constitue le meilleur indice à condition que sa détermination ne soit pas entachée d'erreur, laquelle peut provenir autant de la méthode employée que de l'expérience du manipulateur.
Ci-dessous, pour information et appréciation personnelle, nous présentons la formule de "poids idéal" selon Lorentz ; rappelons que c'est le poids pour lequel les risques induits (hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète...) sont minimums. Il correspond à une espérance de vie maximale mais ne présume en rien de l'aptitude à la performance, ce pour quoi il faut systématiquement, même si l'on se range parmi les individus musclés, se situer plusieurs kilos sous ce chiffre inspiré des statistiques.
Pour les hommes : poids idéal en kg = taille en cm - 100 - ((taille en cm - 150)/4)
Pour les femmes : poids idéal en kg = taille en cm - 100 - ((taille en cm - 150)/ 2,5)
Le poids de forme n'est donc pas le poids idéal et inversement...
Entendons-nous bien sur le terme, car une mauvaise définition pourrait conduire à une interprétation amenant des performances déplorables. Le poids de forme est celui où l'on se sent en accord avec son corps et avec sa tête ; il varie peu dans le cas d'une alimentation équilibrée. Pour les sportifs de haut niveau, le poids de forme est celui qui présente le meilleur compromis entre un minimum de tissus graisseux dans l'organisme et une force physique optimale, une notion prépondérante dans les sports d'endurance comme le cyclisme puisque chaque gramme superflu influence de façon négative. Cela dit, pour parvenir à cette " maigreur" relative, d'énormes sacrifices sont souvent nécessaires et il faut veiller à apporter vitamines, minéraux et énergie utiles à l'entraînement et aux compétitions.
>> Lire notre dossier sur les vitamines
En tout état de cause, il faut savoir que ce poids de forme est souvent très difficile à maintenir et qu'il fragilise les sportifs face aux maladies et à toute autre forme d'affection.
Certains médecins du sport, relayés par des médias pas toujours à même d'expliquer les particularités physiologiques que ces chiffres bruts traduisent - brandissent : régulièrement comme des attributs magiques le taux de graisses corporelles de tel ou tel champion. Ainsi, nul n'ignore qu'lndurain affichait 6 % de masse grasse au départ du Tour contre 7 à 8 % pour la plupart de ses adversaires ; les chiffres habituels avoisinent 15 % pour un homme peu actif et 25 % pour une femme svelte sédentaire.
Les représentantes du beau sexe se trouvent en effet dotées d'ure quantité plus élevée de masse adipeuse, particularité liée à la possible survenue d'une grossesse et de la lactation. À morphologie comparable, des inégalités existent aussi chez les hommes ; c'est ce qui donne un caractère insidieux à des informations brutes délivrées au public. Si tel champion est doté de seulement 7 % de masse grasse, on oublie de dire qu'il s'entraîne souvent deux fois plus que le cyclotouriste tout aussi vigilant que lui sur le plan de la diététique et qui n'arrivera jamais à une maigreur comparable.
On omet également de préciser que, même en s'entraînant deux fois plus, le cycliste d'élite n'abaisserait pas davantage son adiposité pour la simple raison que notre organisme est programmé pour disposer d'un taux donné minimal de masse grasse hérité de notre patrimoine héréditaire. À terme, ceci voue à l'échec toute tentative visant à enfreindre cette loi physiologique et à peser moins que ce pour quoi notre organisme est conçu.
Le poids d'un individu constitue le résultat d'une équation à trois inconnues : son alimentation, son volume d'entraînement et son taux de masse grasse. Ce dernier dépend lui-même de plusieurs facteurs, lesquels expliquent également, en partie, la profonde et injuste inégalité face au poids : certains semblent pouvoir manger de tout sans craindre le moindre bourrelet, alors que d'autres, bien que surveillant plus sévèrement ce qu'ils mangent, paraissent profiter du moindre aliment qu'ils avalent.
Rédigé par : Editions Amphora, Editeur de livres, consultez son site Internet : http://www.ed-amphora.fr
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